La Consommation d’insectes, de plus en plus prisée…Les insectes constituent une source d’aliments nutritifs bon marché et accessible qui s’incrustent peu à peu dans les ménages Africains.
Chenilles, termites, criquets, grillons et sauterelles font l’unanimité dans nombreux pays Africains : Cameroun, Gabon, Congo Brazzaville, République démocratique du Congo (RDC), Centrafrique, Nigeria, Niger, mali ou encore au Zimbabwe et kenya.
Les statistiques et les sondages d’opinions parlent d’eux-mêmes ; 70% des Congolais, 85% des citoyens de la RCA et 91% de la population du Botswana déclarent manger des chenilles régulièrement.
L’élevage d’insectes se développe pour renforcer la sécurité alimentaire, on compte entre 25 et 50 espèces consommables répertoriées.
Si la consommation d’insectes par l’être humain suscite encore de nombreuses réticences, la Banque mondiale estime qu’entre 1 et 2 milliards de personnes dans le monde (principalement en Asie, en Afrique et en Amérique latine) se nourrissent déjà d’insectes, essentiellement prélevés dans la nature.
Contrairement à la production de viande, de lait et d’œufs qui serait plus nocive pour l’environnement (elle représente 14,5 % de l’émission de gaz nocifs pour l’environnement dans le monde), la production d’insecte comestibles dégage de nombreux avantages.
Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pour produire un kilo de protéines animales issu du bœuf, il faudra apporter 10 kg de protéines végétales, contre 1,7 kg d’aliments nécessaires pour produire 1 kg de sauterelles.
Ces insectes ont un taux de protéine supérieur au bœuf, poulet, porc, mais aussi des graisses, des vitamines et des minéraux et plus d’acides aminés que les plantes.
La teneur en vitamines et en protéines des insectes comestibles est telle que promouvoir leur consommation dans certaines régions d’Afrique contribuerait à réduire la malnutrition plus précisément chez les enfants.
L’élevage des insectes représente un marché qui s’estime à plus d’un milliard de dollars. Ont vu le jour, en Afrique centrale et australe, des élevage familiaux et industriels de chenilles et de larves, notamment en Afrique du Sud et au Kenya.
Au Cameroun, au sud de Yaoundé, des micro-entrepreneurs se forment à l’élevage durable de larves de charançon de palmier, en assurant la régénération des arbres.
Leur production « nécessite moins de terres arables, moins d’eau et a une faible empreinte écologique ».
« 100 grammes d’insectes apportent plus de protéines que 100 grammes de viande. Pour obtenir un kilo de viande de bœuf, il faut au moins de 15 500 L d’eau, alors la consommation moyenne est aujourd’hui de 730 grammes de viande par semaine. Une production qui nuit considérablement aux ressources terrestres. »
Les insectes comestibles l’avenir de la nutrition
Selon le FAO, En 2050, nous serons 10 milliards d’êtres humains à vivre sur terre. Pour nourrir toute cette population, les recherches s’intensifient pour trouver des alternatives alimentaires peu nuisantes pour l’environnement.
D’où l’incitation des populations à se familiariser à l’entomophagie (consommation d’insectes par l’être humain) afin de répondre à nos besoins en protéines.
Manger des insectes est courant et traditionnel dans nombre de pays du Sahel, et surtout en Afrique centrale et dans le nord de l’Afrique australe. Mais aussi au-delà de continent.
En soupe, rôtis grillés, patés… il existe un choix infini de recettes à base d’insectes dans le monde. Qu’ils soient chauds, frais ou glacés salés ou sucrés, les insectes comestibles constituent un délice gastronomique. Très riches en protéines, fer et vitamines, ils peuvent être consommés en apéritif, en entrée, en plat de résistance ou en désert. …
Alors qu’attendez-vous pour rejoindre la famille des mangeurs d’insectes… ?
